Cerveau - Vev

Cerveau

Un article de Vev.

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*[http://wikipedia.org/ la wikipédia française et anglaise] *[http://wikipedia.org/ la wikipédia française et anglaise]
 +*[http://lecerveau.mcgill.ca/ lecerveau.mcgill.ca]
*"Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage" éditions OCDE ocde.org/editions *"Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage" éditions OCDE ocde.org/editions
*"Éduquer et former" éditions sciences humaines *"Éduquer et former" éditions sciences humaines

Version du 6 juin 2012 à 13:46

Sommaire

sujet

Les processus d’apprentissage et de mémorisation dans le cerveau humain.

  • Le fonctionnement général du cerveau (les différentes zones, les neurones,

synapses,…).

  • Les différentes voies d’accès : visuelles, auditives,…
  • Les meilleurs moyens de transmettre les informations.
  • La psychologie liée à l’apprentissage.
  • Les voies de la recherche.

Bibliographie, webographie, rencontre de professionnels, étudiants, chercheurs,…

  • Quels est le processus suivi par une information, de sa réception à sa

mémorisation dans le cerveau ?

  • Quels sont les phénomènes physiques et chimiques qui y sont liés.

liens

lecerveau.mcgill.ca///lecerveau.mcgill.ca/

poster synapse/neurone en 3d (structure ou fond)

lecerveau.mcgill.ca///www.generalis-indexpresse.com/

lecerveau.mcgill.ca///fr.wikipedia.org/wiki/Apprentissage lecerveau.mcgill.ca///en.wikipedia.org/wiki/Learning


lecerveau.mcgill.ca///lettre-cdf.revues.org/822 lecerveau.mcgill.ca///asp.revues.org/1326

lecerveau.mcgill.ca///hal.archives-ouvertes.fr/

lecerveau.mcgill.ca///www.webdo.ch/cerveau/cerveau8.html lecerveau.mcgill.ca///www.csrs.qc.ca/montcalm/proj/neurones/menu.htm lecerveau.mcgill.ca///www.medvet.umontreal.ca/histologie/Tnerv/cadres8.htm lecerveau.mcgill.ca///www.sirius.com/%7Ecerveau lecerveau.mcgill.ca///pb010.anes.ucla.edu/ lecerveau.mcgill.ca///www.magbio.ens.fr/neuranatpro/index.html lecerveau.mcgill.ca///www.remede.org/neuroanat/cerveau.html


lecerveau.mcgill.ca///jfa04.chez-alice.fr/procmem.htm lecerveau.mcgill.ca///www.formapex.com/canada/54-les-trois-phases-du-processus-dapprentissage?616d13afc6835dd26137b409becc9f87=4d34101224fa8bcc8a53050fda55c277 lecerveau.mcgill.ca///www.er.uqam.ca/nobel/r12110/pdf/2-apprentissage%20moteur%20et%20processus%20d%27apprentissage.pdf

  • www.er.uqam.ca/nobel/r12110/pdf/2-apprentissage moteur et processus d'apprentissage.pdf

lecerveau.mcgill.ca///lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_07/d_07_p/d_07_p_tra/d_07_p_tra.html

lecerveau.mcgill.ca///fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_de_l%27%C3%A9ducation lecerveau.mcgill.ca///fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_de_l%27apprentissage

glossaire

  • Aire de Broca. Zone située dans le lobe frontal de l’hémisphère gauche, impliquée dans la production langagière.
  • Amygdale. Partie du cerveau impliquée dans les émotions et la mémoire. Chacun des deux hémisphères contient une amygdale (« en forme d’amande »), localisée dans les profondeurs du cerveau, près de la surface interne de chacun des lobes temporaux.
  • Apprentissage (Science de l’~). Terme tentant de désigner et de définir le type de recherche qui devient possible lorsque la neuroscience cognitive et les autres disciplines concernées rejoignent la recherche et la pratique dans le domaine de l’éducation.
  • Attention. Processus cognitif permettant de se concentrer délibérément sur une tâche en ignorant le reste. Les études par imagerie ont montré les réseaux distincts qui gèrent les diverses composantes de l’attention : maintenir l’acuité mentale, gérer l’information sensorielle et arbitrer entre plusieurs pensées ou plusieurs sentiments.
  • Axone. Long filament fibreux partant du corps cellulaire du neurone, et par lequel celui-ci transmet l’information aux cellules cibles.
  • Cervelet. Partie du cerveau située derrière et en dessous des hémisphères principaux, impliquée dans la régulation des mouvements.
  • Cognition. Ensemble des opérations mentales incluant tous les aspects de la perception, de la pensée, de l’apprentissage et de la mémoire.
  • Constructivisme. Théorie de l’apprentissage selon laquelle l’individu construit activement le sens à partir de ses expériences.
  • Cortex (cérébral). Couche supérieure des hémisphères cérébraux.
  • Dendrite. Ramification issue du corps d’un neurone, et qui reçoit l’information transmise par d’autres neurones.
  • Dopamine. Neurotransmetteur appartenant aux catécholamines, dont l’effet varie selon l’endroit où il agit. Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, ce sont les neurones produisant de la dopamine de la substantia nigra qui sont détruits. Il semble que la dopamine régule les réactions émotionnelles, soit impliquée dans la schizophrénie et soit affectée par la consommation de cocaïne.
  • Esprit. Rôle et fonction du cerveau, comprenant l’intellect et la conscience.
  • Glande pinéale. Organe endocrinien du cerveau. Chez certains animaux, elle semble avoir un rôle d’horloge biologique et être influencée par la lumière.
  • Gliales (cellules). Cellules spécialisées qui alimentent et entretiennent les neurones.
  • Hippocampe. Élément important du système limbique, impliqué dans l’apprentissage, la mémoire et les émotions.
  • Hypothalamus. Structure cérébrale complexe, composée de nombreux centres aux fonctions variées, dont la régulation de l’activité des organes internes, le suivi des informations transmises par le système nerveux autonome, et le contrôle de la glande pituitaire.
  • Inhibition. En parlant des neurones, message synaptique qui empêche l’activation de la cellule cible.
  • IRMf. Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Utilisation d’un scanner IRM pour observer indirectement l’activité neurale grâce à des variations dans la chimie du sang (telle que celle du taux d’oxygène) et pour étudier des augmentations de l’activité dans les zones du cerveau associées à diverses formes de stimuli et de tâches mentales.
  • Lobe. Terme désignant des zones du cerveau différenciées par leurs fonctions (lobe occipital, temporal, pariétal et frontal).
  • Mémoire. La mémoire de travail et la mémoire à court terme désignent les structures et les processus utilisés pour stocker momentanément l’information et la manipuler. La mémoire à long terme conserve les souvenirs et leur signification. Un souvenir à court terme peut être intégré dans la mémoire à long terme grâce à la répétition et à l’association significative.
  • Messagers secondaires. Substances récemment identifiées, qui déclenchent la communication entre différentes parties d’un neurone. Ils jouent probablement un rôle dans la fabrication et la libération des neurotransmetteurs, dans les mouvements intracellulaires, dans le métabolisme glucidique, voire dans les processus de croissance et de développement. Leurs effets directs sur le matériel génétique des cellules entraînent peut-être des modifications comportementales durables, et pourraient concerner la mémoire.
  • Métabolisme. Somme de toutes les modifications physiques et chimiques qui se produisent dans un organisme, et de toutes les transformations énergétiques qui se produisent dans des cellules vivantes. Myéline. Substance graisseuse compacte qui entoure et isole les axones de certains neurones.
  • Neurogénèse. Naissance dans le cerveau de cellules nouvelles, parmi lesquelles des neurones.
  • Neurone. Cellule nerveuse spécialisée dans l’intégration et la transmission de l’information. Un neurone comporte de longs filaments fibreux, les axones, et de plus petites excroissances, les dendrites. Le neurone est l’élément constitutif fondamental du système nerveux.
  • Neurotransmetteur. Substance chimique libérée par les neurones au niveau des synapses, et qui transmet l’information jusqu’aux récepteurs. *
  • Phonèmes. Unités fondamentales du discours oral, qui constituent les mots. Plasticité ou plasticité cérébrale. Phénomène par lequel le cerveau est capable de changer et d’apprendre. Voire aussi Apprentissage dépendant de l’expérience et Apprentissage attendant de recevoir de l’expérience.
  • Réseaux cognitifs. Réseaux cérébraux impliqués dans des processus comme la mémoire, l’attention, la perception, l’action, la résolution de problème et la visualisation d’images mentales. Ce terme est également utilisé pour les réseaux artificiels (exemple : l’intelligence artificielle).
  • Sérotonine. Neurotransmetteur monoamine contribuant entre autres à la régulation thermique, à la perception sensorielle et à l’endormissement. Les neurones utilisant la sérotonine comme transmetteur se trouvent dans le cerveau et dans les intestins. Un certain nombre d’antidépresseurs agissent sur la sérotonine cérébrale. Synapse. Espace séparant deux neurones, par lequel un neurone transmet de l’information à un autre neurone (alors appelé « cellule cible » ou « neurone postsynaptique »).
  • Thalamus. Structure constituée de deux masses ovoïdes de tissu nerveux (chacune de la taille d’une noix), située au centre du cerveau. C’est par là que passent toutes les informations sensorielles qui parviennent au cerveau. Le thalamus ne relaie que les informations utiles, et ignore la masse de celles qui ne servent à rien.

partie 3 - processus d’apprentissage et de mémorisation

(transition de la partie de guillaume) Ces neurones sont formes des réseaux. Tout au long de la vie de l'homme, des connexions sont créées, renforcées ou non, ou encore disparaissent.

Préambule

Nous partageons avec d'autres espèces des systèmes spécialisés pour le traitement:

  • des formes
  • des quantités
  • de l'espace
  • des visages


Qu’est-ce que l’apprentissage?

Une définition du terme « apprentissage » pourrait être une amélioration de l’efficacité ou de l’utilisation d’un processus cognitif élémentaire (conscient ou inconscient) qui permet de mieux résoudre les problèmes rencontrés et de mieux réaliser les tâches de la vie quotidienne.


Le cerveau apprend tout au long de la vie : Le concept de plasticité

Les neuroscientifiques ont clairement montré que le cerveau dispose d’une grande capacité d’adaptation aux demandes de son environnement : la plasticité. C'est une caractéristique fondamentale du cerveau tout au long de sa vie. Elle se matérialise par les connexions neuronales qui sont créées ou renforcées ou non, ou encore disparaissent selon les besoins.

Malgré cette plasticité permanente, il existe des périodes idéales, en quelque sorte dse fenêtres de tirs durant lesquelles un apprentissage donné présentera une efficacité maximale: Citons comme exemple les stimuli sensoriels (tels les sons du langage) et certaines expériences émotionnelles et cognitives(telle l’exposition à une langue). Ces périodes sont assez brèves et se situent à un âge assez jeune.

A contrario, d’autres compétences (comme l’acquisition de vocabulaire) ne connaissent pas de période idéale nette et peuvent être apprises de façon optimale tout au long de la vie.

Chez les adultes, l’aisance ou l’expérience peut être considérée cela comme une preuve d’un traitement plus efficace. Mais le cerveau décline quand on l’utilise moins ainsi qu'en vieillissant. Des études ont montré qu’apprendre peut limiter le déclin cérébral et retarde l’apparition de maladies neurodégénératives.

L’importance de l’environnement

La neuroscience montre que la façon dont on nourrit et traite le cerveau joue un rôle crucial dans les processus d’apprentissage, et commence à déterminer quels sont les environnements les plus favorables à l’apprentissage.

La plupart des façons d’améliorer le fonctionnement cérébral dépendent de facteurs simples et quotidiens(qualité de l’environnement social et des rapports humains, alimentation, exercice physique et sommeil) qui semblent tellement évidents qu’on a tendance à négliger leur importance.

Le facteur émotion

Au centre du cerveau humain se trouve un ensemble de structures parfois appelé « cerveau émotionnel » : le système limbique. On sait aujourd’hui que nos émotions influent sur le réseau neuronal.

Le stress rend performant et améliore la cognition et l’apprentissage, mais au-delà d’un certain niveau, on obtient l’effet inverse. Quant aux émotions positives, il est clair que l’un des plus grands facteurs de motivation est ce sentiment d’illumination qui se produit lorsqu’on comprend un nouveau concept; le cerveau réagit très bien à cette sensation.

Toutefois, en cas de stress excessif ou de peur intense, les processus de régulation émotionnelle sont perturbés, ce qui diminue les capacités de jugement social et les performances cognitives.

Pour apprendre efficacement, il est très important de savoir gérer ses émotions. La neuroscience commence à identifier d’importantes régions cérébrales dont l’activité et le développement sont en relation avec le contrôle des émotions.

langage et quantification

Le cerveau est biologiquement préparé à acquérir le langage dès le début de la vie. Ces structures génétiquement prévues peuvent être comparées à un schéma précablé. De manière général, plus jeune est l’apprenant, plus efficace est l’apprentissage.

De même la perception quantitative a des structures génétiquement prévues mais qui ne suffisent pas à gérer les mathématiques; elles travaillent en coordination avec d’autres circuits neuronaux, non prévus pour cette tâche mais adaptés au traitement de celle-ci par l’expérience. On sait aujourd’hui qu’effectuer des opérations simples nécessite la collaboration de nombreuses structures situées dans différentes régions du cerveau:

  • La simple représentation d’un nombre implique un circuit complexe qui fait appel à la représentation de magnitude, à la représentation visuelle et à la représentation verbale.
  • Le calcul nécessite lui aussi un réseau complexe, qui varie selon l’opération effectuée : la soustraction dépend du circuit pariétal inférieur, alors que l’addition et la multiplication activent d’autres réseaux neuronaux.

Synthèse sur l'apprentissage

Pour faciliter l’apprentissage, il faut adopter une approche globale qui tienne compte des liens étroits entre bien-être physique et intellectuel et ne néglige pas l’interaction entre aspects émotionnels et cognitifs.

théorie

Les traces de l'apprentissage
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_cl/a_07_cl_tra/a_07_cl_tra.html La plasticité des réseaux de neurones]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_cr/a_07_cr_tra/a_07_cr_tra.html Mémoire à court terme] lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_cr/a_07_cr_tra/a_07_cr_tra.html#2 Mémoire à long terme]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_tra/a_07_p_tra.html Mémoire et apprentissage] lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_tra/a_07_p_tra.html#2 Mémoire sensorielle, à court et long terme] lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_tra/a_07_p_tra.html#3 Différents types de mémoire à long terme]
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Oubli et amnésie
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_oub/a_07_m_oub.html La dépression à long terme]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_cl/a_07_cl_oub/a_07_cl_oub.html Quand les circuits de l'hippocampe sont perturbés]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_cr/a_07_cr_oub/a_07_cr_oub.html Les lésions qui rendent amnésiques]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_oub/a_07_p_oub.html Exercer sa mémoire contre l'oubli] lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_oub/a_07_p_oub.html#2 Types d'amnésies] lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_oub/a_07_p_oub.html#3 Amnésie antérograde et rétrograde]
lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_m/a_07_m_tra/a_07_m_tra.html La potentialisation à long terme]//lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_s/a_07_s_oub/a_07_s_oub.html L'oubli historique]

Théories de l'apprentissage

Théories comportementales

Les tenants des théories comportementales affirment que la nouvelle information s’acquiert par apprentissage associatif. Selon le principe universel de causalité, les êtres vivants font une association entre les effets obtenus et une cause antérieure. Lorsque la cause se reproduit, l’anticipation de l’effet permet d’émettre un comportement adapté. Par exemple, un animal qui subit une intoxication alimentaire évitera la nourriture responsable de son indigestion, et cela par l’anticipation de son malaise. Ces théories sont dites antimentalistes : il est postulé que l’apprentissage se fait implicitement sans l’implication de processus conscients telle la compréhension (Doré, 1986).

Il existe deux types d’apprentissage associatif : Le conditionnement classique (conditionnement répondant) et l’apprentissage instrumental (conditionnement opérant). Le conditionnement classique a vu le jour grâce aux recherches de Pavlov sur le réflexe salivaire chez les chiens. Il a découvert que si une clochette sonnait lorsque l’on servait de la nourriture aux chiens, ces mêmes chiens en venaient à saliver uniquement au son de la clochette. Cet apprentissage se fait d’une façon spontanée, suite à la présentation simultanée et répétée d’un stimulus inconditionnel (nourriture) et d’un stimulus neutre (une clochette). Cette association engendre une réponse conditionnelle (les chiens salivent au son de la clochette) similaire à la réponse inconditionnelle (les chiens salivent à l’odeur de la nourriture) (Doré, 1986). L’apprentissage instrumental est issu du principe de base énoncé par Skinner : une réponse comportemental renforcée a plus de chance de se manifester. Selon le point de vue comportemental, renforcer un comportement à l’aide d’un stimulus agréable augmente sa fréquence et provoque l’apprentissage de ce comportement. Par exemple, Skinner a découvert qu’un rat apprend le geste d’appuyer sur un levier de métal, lorsque l’action lui procure de la nourriture (renforçateur). Sans être renforcé, le comportement appris risque de s’éteindre (la réponse appropriée ne se manifeste plus parce qu’elle n’est pas récompensée). Les renforçateurs négatifs (le retrait d’un stimulus aversif ou désagréable) ou les punitions peuvent aussi provoquer et maintenir l’apprentissage d’un nouveau comportement (Ormrod, 1995).

Théories cognitives

Contrairement au courant comportemental, les théories cognitives de l’apprentissage s’intéressent aux processus mentaux qui sous-tendent l’acquisition de l’information (Monneret et Marc, 1996). C’est en étudiant le développement cognitif des enfants que Piaget suggère une nouvelle théorie de l’apprentissage basée sur le traitement de l’information. En traversant plusieurs stades du développement (le développement de l’intentionnalité et de la différenciation dans la période sensori-motrice de 0 à 24 mois; le développement des fonctions symboliques et du langage dans la période des opérations concrètes de 2 ans à 12 ans; le développement de la pensée abstraite dans la période des opérations formelles à 12 ans et plus) l’enfant assimile son environnement, ce qui déclenche chez lui un ajustement actif. Les schèmes (ensemble de patrons qui régissent nos comportements) deviennent de plus en plus complexes, forçant ainsi le développement des fonctions cognitives de l’enfant afin qu’il parvienne à acquérir un construit imagé et subjectif du monde qui l’entoure. Selon Piaget, l’intelligence est le développement des processus adaptatifs d’une personne dans son environnement, visant de l’émergence de son plein potentiel. Dans cette suite logique, l’apprentissage est une fonction de l’intelligence qui s’actualise au cours du développement de l’enfant (Dubé, 1996).

Selon Piaget, l’apprentissage survient lorsque des éléments de l’environnement nécessitent l’adaptation ou la restructuration des schèmes. Par la venue d’un nouvel événement, un déséquilibre des structures cognitives surgit, menaçant l’équilibre homéostatique du corps humain. Afin de retrouver l’équilibre de l’organisme, deux processus sont possibles : l’assimilation et l’accommodation. L’assimilation est le processus par lequel les structures cognitives incorporent les nouvelles informations parce qu’elles sont compatibles avec les schèmes existants. Pour sa part, l’accommodation nécessite la modification des structures cognitives. Parce que les nouvelles informations sont massives et incompatibles avec les schèmes existants, l’organisme ne cherche plus à maintenir l’équilibre initial, mais il modifie plutôt son cadre de référence afin de s’adapter à la nouvelle situation. L’atteinte de l’équilibre se fait par la mise en place de nouvelles structures (Morin, 1996).

Théories humanistes

Théories sociales

Ces théories postulent que l’acquisition ou la modification du comportement chez l’humain est possible par la relation qu’il a avec lui-même ou avec les autres. Albert Bandura est le chercheur au centre de ces théories. Il prétend que l’humain apprend parce qu’il est capable d’utiliser des symboles, d’anticiper les conséquences de ses actions, d’évaluer et de réguler ses comportements, ainsi que d’observer et d’imiter les comportements de d’autres personnes. Le principe de facilitation sociale(Allport, 1924 dans Monneret et al., 1996) est à la base du processus d’apprentissage selon Bandura, ce qui signifie qu'à ses yeux un individu acquiert plus facilement un comportement dans un groupe de référence que s’il tente de le développer seul. Il est donc postulé que l’apprentissage est favorisé par l’observation de modèles. Deux types d’apprentissages par observation de modèles sont possibles : l’apprentissage imitatif (imitation immédiate) ou l’apprentissage vicariant (modelage différé). L’apprentissage imitatif s’effectue par la simple reproduction du comportement ou des attentes d’un guide extérieur. Les processus d’apprentissage conscient sont peu mis à contribution. L’apprentissage vicariant s’opère de façon plus complexe. L’apprenant intègre les informations physiques et sociales qui régissent le comportement du modèle et les applique à ses propres actions. L’observateur arrive à reproduire le comportement du modèle sans la présence de celui-ci.

Jerome Bruner, comme Bandura, va considérer les interactions comme la pierre angulaire du développement des apprentissages. Bandura s’appuie sur les notions de facilitation sociale et d’expérience pour justifier l’importance de l’interaction. Bruner, quant à lui, va partir des notions de formats et d’étayage pour mettre en exergue la nécessité de prendre en considération l’axe communicationnel dans le développement des apprentissages. Ces deux concepts vont se révéler être deux véritables facilitateurs de l’acquisition des connaissances en régulant les échanges entre l’apprenant et le tuteur. L’étayage désigne les interactions de soutien mises en œuvre par un adulte ou par un pair afin d’épauler un sujet dans la résolution d’un problème qu’il ne pourrait pas résoudre seul. Bruner va associer six fonctions principales à l’étayage :

  • l’enrôlement du sujet, c’est-à-dire l’intérêt que doit susciter le tuteur chez l’enfant.
  • la réduction des degrés de liberté désignant les procédés par lequel le sujet plus avancé simplifie la tâche.
  • le maintien de l’orientation ou maintien de la poursuite de l’objectif défini.
  • la signalisation des caractéristiques déterminantes qui visent à attirer l’attention de l’enfant vers les éléments pertinents de la tâche.
  • le contrôle de la frustration qui a pour but d’éviter le sentiment d’échec et, par la même, d’éviter la démotivation.
  • la démonstration qui va mettre en évidence, par les explications du tuteur, les différentes étapes du raisonnement.

Cet étayage réalisé par l’adulte est liée à la notion de zone proximale de développement de Lev Vygotski et confirme la nécessité selon les deux auteurs d’adapter ses compétences aux besoins de l’enfant pour qu’il puisse ensuite s’approprier par lui-même les connaissances. L’étayage prend tout son sens en ce qu’il va être le précurseur, à moyen terme, d’une standardisation de certaines formes d’interactions. Ces formes d’interactions ritualisées sont les formats, patterns d’échanges réguliers et répétés qui visent à organiser la communication. Ces formats sont, pour simplifier, des routines ou scénarios qui, intégrés par l’enfant, vont lui permettre d’orienter ses conduites de manière appropriée pour répondre aux exigences de l’environnement.

Bruner s’inscrit donc dans la lignée de Vygotski en donnant un caractère social au développement de l’enfant au travers des multiples interactions qui vont impulser l’élaboration de ses connaissances. Les théories sociales des apprentissages, de Bandura comme de Bruner, mettent au cœur des débats l’autonomisation de l’enfant comme base du développement. L’aspect social ne relève pas ici de l’assistanat mais bien de l’accompagnement vers un accomplissement personnel de l’enfant qui sera alors capable de cerner l’environnement par lui-même.

Les théories sociales, de même que les théories comportementales, reconnaissent l’implication de renforçateur dans les processus d’apprentissage. Cependant, Bandura ne croient pas que la fonction du renforcement soit d’augmenter une réponse comportementale, il remplace donc le terme « renforçateur » par « régulation du comportement pas ses conséquences ». Il considère le renforcement comme un processus d’information, parce qu’il y a une interprétation des stimuli pour formuler une hypothèse sur les conséquences possibles d’une action, et comme un processus de motivation, parce que les actions dans le présent sont modelées sur les expériences passées. Nous formulons donc des attentes relatives ou des objectifs à atteindre en fonction des effets possibles de nos actions, basés sur les effets de comportements similaires vécus dans le passé ou observés chez d’autres individus (Monneret et al., 1996).

notes

Nous partageons avec d'autres espèces des systèmes spécialisés pour le traitement:

  • de la forme
  • des quantités
  • de l'espace
  • des visages
  • du langage
  • ...

Mais l'homme possède la faculté d'interconnecter ces différents systèmes à sa guise car son schéma de connectivité est très diffus contrairement aux autres espèces.

exemple: il peut associer le chiffre 7 à une quantité ou bien


A tout âge on peut apprendre mais en vieillissant on a ........

exemple: Un bébé apprendra une langue parfaitement alors qu'un jeune après 18 ans n'arrivera jamais à avoir la prononciation exacte et aura alors un accent.


L'homme possède dans son cerveau des modules précablés (Noam Chomsky) tel que le langage que l'on retrouve au sein de beaucoup d'espèces .


Calcul:

primates, mammifères, corvidés et certains poissons ...........

ex: bébé fait le distingo entre une quantité de 4 et de 12

Système n'est pas identique pour tous il montre un réel besoin d'apprentissage:

ex: En Amazonie, le Mundrucus ne comptent que jusqu'à 5 et ne savent pas faire de calcul exact

ex2: En Australie, les arborigènes ont des capacités spatiales plus développées que la moyenne.


Conclusion:

Une éducation précoce est vraiment à encourager. Des réseaux cérébraux plus flexibles permettent de repousser l'apparition de certaines pathologie.

De plus, certaines disciplines telles que la musique sont à privilégier. Elles apprenent l'attention; qualité indispensable pour acquérir toutes les autres compétences.

sources

wikipedia.org/ la wikipédia française et anglaise]//wikipedia.org/ la wikipédia française et anglaise] wikipedia.org/ la wikipédia française et anglaise]//lecerveau.mcgill.ca/ lecerveau.mcgill.ca]

  • "Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage" éditions OCDE ocde.org/editions
  • "Éduquer et former" éditions sciences humaines
  • dossier "Comment le cerveau apprend" La Recherche N°449 Février 2011
  • dossier "Le développement de l'intelligence" La Recherche N°457 Novembre 2011

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